Je vous ai déjà parlé de John Carpenter ?

Je n’ai jamais trouvé le temps de parler cinéma ici et maintenant que je souhaite me libérer un peu de la ligne éditoriale du blog autant en profiter. Cette fois je voulais vous parler d’un de mes réalisateurs préférés: John Carpenter

Souvent qualifié de Maître de l’Horreur comme une poignée d’autres réalisateurs, Carpenter à aussi touché à d’autres styles. Pour moi c’est quelqu’un qui représente encore un temps ou un réal pouvait avoir une certaine liberté de faire les films qu’il voulait dans le style qu’il voulait. Quand on voit les Marvel, DC et autres grandes franchises qui choisissent leurs réalisateurs et les virent dés qu’ils ont une vision un peu différente du studio on peut se retrouver à regretter ça. Bref, John globalement il a toujours pu faire les films qu’il voulait. Et cela a d’ailleurs commencé avec Dark Star, initialement un court de fin d’études de science fiction remonté en long métrage et sorti en 1974. Si je devais vous décrire Dark Star je dirais que c’est un nanar de science fiction tragico comique, un peu pompeux mais c’est vraiment ce qui le décrit le plus. Si vous vous intéressez un peu au truc c’est Dan O’Bannon qui devait travailler ensuite sur le mythique Dune de Jodorowsky qui assure les effets spéciaux. Pour l’époque avec les clins d’œil a 2001 Odyssée de l’Espace c’était sûrement très bien. Le voir aujourd’hui en 2015 reste étrange, pas désagréable mais étrange.

Assez parlé de Dark Star, parlons plutôt d’Assaut (Assault on Precinct 13)  qui, pour moi, commence à être du « vrai » Carpenter. Violence et suspense ce sont les deux mots qui vont le mieux à ce film dans lequel un commissariat sur le point d’être fermé et ses occupants subissent les assauts répétés des bandes de tarés du coin. Ensuite on passe à l’un de mes préférés et l’un des plus cultes Halloween: la nuit des masques. Si ce film est devenu aussi culte c’est, je pense, dû à son personnage principal Mickael Myers, tueur psychopathe, invincible et implacable, sorte de serial killer ultime qui ne lâche jamais sa proie. La simple vision de son visage avec le désormais célèbre masque blanc suffit à mettre mal à l’aise. Et puis que dire de ce thème original composé par le Maître lui même (on en reparlera plus tard d’ailleurs) ?

En 1980, c’est encore un culte: The Fog, où des créatures envahissent une petite ville côtières américaine avec l’aide d’un mystérieux brouillard. Angoisse là aussi face à ce brouillard qui enveloppe tout et dont on ne sait pas vraiment ce qui va en sortir. L’année d’après c’est le fameux Snake Plissken de New York 1997 (Escape from New York) qui débarque dans les salles obscures. L’île de Manhattan est transformée en pénitencier géant au milieu duquel s’écrase l’hélicoptère du Président. On fait donc appel a Snake Plissken mercenaire incarné par Kurt Russel, compagnon de route de Carpenter. Un film d’action culte avec un acteur culte c’est aussi ça New York 1997. Quand je dis qu’il ne faut pas résumer Carpenter a des films d’horreur !

L’horreur il y retourne en 82 avec ce qui est pour moi son meilleur film: The Thing. Dans une base scientifique en Norvège des scientifiques réveillent un organisme extraterrestre qui commence à muter tout en les tuant les uns après les autres. Une nouvelle équipe part donc élucider le mystère de la mort des premiers vous imaginez bien. La créature mute au fur et a mesure en une chose de plus en plus horrible et hallucinante pendant que petit a petit la situation devient de plus en plus angoissante. Le film a fait un four a l’époque mais est devenu culte depuis. Je le conseille sans hésiter.  Le succès revient les années suivantes pour deux films que je trouve personnellement pas indispensables à savoir Christine, adapté de Stephen King et Starman. Je passe volontairement sous silence Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin (Big Trouble In Little China) il est dans ma liste de films à voir.

Très bon, Prince des Ténèbres (Prince of Darkness) sort en 1987 et il sera suivi en 1988 par le génial Invasion Los Angeles (They Live). Un bon gars un peu paumé (RIP Roddy Piper) découvre avec des lunettes spéciales que les Etats Unis sont en faite dirigés par une race extraterrestre camouflés en humain et qui nous manipulent en nous rendant dociles et obéissants. En 1994, L’Antre de la folie (In The Mouth of Madness) sort avec en héros principal ce bon vieux Sam Neil complètement taré, à moins que ce soit les autres, ou nous, enfin on ne sait plus. L’Antre de la folie est étrange et laisse quand même avec une impression d’avoir fait une expérience bizarre, je recommande. Depuis 1998 Johnny fait un peu ce qu’il veut: du n’importe quoi fun avec Vampires en 1998 et Ghosts Of Mars en 2001, le retour de Snake Plissken dans Los Angeles 2013 en 96, The Ward en 2010. Maintenant c’est terminé tout ça et John Carpenter se consacre a une de ses passions: la musique électronique. Quasiment toutes les bandes originales de ses films ont été composé par le maître himself. Minimaliste et angoissante les parfaits exemples de son style seraient les B.O. de Halloween et New York 1997. Il sort d’ailleurs un album cette année Lost Themes qui a trouvé un assez bon accueil.

Vous l’aurez compris John Carpenter est un de mes réalisateurs cultes, j’ai essayé de vous résumer chronologiquement et grossièrement sa carrière en me basant sur les films que j’ai vus donc certaines de ses réalisations sont volontairement passés sous silence. J’ai toujours trouvé son style simple mais avec un je ne sais quoi qui le rend différend et je vous encourage a vous y intéresser vous trouverez forcément votre bonheur.

(miniature)