Edito du 14/09/2012: Première victime de la Hadopi

En ce moment au niveau articles on ne peut pas dire que cela se bouscule sur le blog, alors au niveau éditos imaginez… On va commencer à remédier à cela en commençant par un édito justement. On va parler un peu de la Hadopi aujourd’hui tiens, ça aussi ça faisait longtemps. Car oui ça y’est la Hadopi à fait sa première victime et c’est un peu rigolo…ou pas.

Comme le sursaut d’une bête en train d’agoniser, la Hadopi a voulu nous faire remarquer qu’elle était toujours là en faisant condamner un particulier a une amende de… 150€ ! Il s’agit d’un artisan du territoire de Belfort en pleine instance de divorce et dont la femme a avoué avoir téléchargé deux chansons de Rihanna. Lui, ne se doute même pas de la marche à suivre pour télécharger un morceau de musique comme un salaud de pirate par contre. Mais bon ça la Hadopi elle s’en fout pas mal, elle a inventé le délit de défaut de sécurisation de ligne donc ça passe.

Pour bien comprendre il faut résumer l’enchaînement des évènements. Après ses deux avertissements notre artisan a prévenu la Hadopi que ce n’était pas lui qui téléchargeait mais bien sa femme (avec µtorrent), celle-ci confirmant les faits. Là, cela devient rigolo puisqu’il décide de résilier son abonnement à Internet et la Hadopi va continuer à lui envoyer des mails qu’il ne va bien sûr pas recevoir. Un beau jour le voilà convoqué par la gendarmerie qui lui réclame un justificatif justifiant que son PC est exempt de tous logiciels de téléchargement ! Donc après avoir fait appel à une boîte d’informatique (pan, 50€) le voilà en possession du papier en question. Les gendarmes notent le nettoyage et le fait que ce n’est pas lui qui a téléchargé et pendant ce temps la Hadopi transmet son dossier au juge. Bien sûr l’accusé est convoqué au siège de la Hadopi et doit payer lui même son déplacement (Belfort-Paris entre 80 et 150€  l’aller en train et env. 100€  l’aller en voiture). Et voilà donc la première personne accusée et condamnée pour défaut de sécurisation de ligne Internet à 150€ d’amende.

Troll Face

La première chose qui m’est venue à l’esprit quand j’ai lu cette histoire  c’est: »Tout ça pour ça ? » Ce budget colossal, cette propagande que l’on nous a servi pendant des mois, ces bourdes, ce lobbying pour condamner un petit artisan a 150€ pour deux morceaux de Rihanna (une des artistes de R&B les plus riches). C’est bien la preuve que l’on a affaire à un mécanisme injuste, quasi-inhumain où même après avoir prouvé que l’on est pas coupable (alors que ce devrait être l’inverse) on est tout de même condamné. Je ne pensais pas voir cela un jour dans mon pays et j’avoue en avoir assez honte et ne pas comprendre les gens qui prennent par à ça.

On peut aussi constater que comme prévu ce sont les M. et  Mme Michu qui ne connaissent pas ou très peu l’informatique qui vont se retrouver à payer alors que les personnes ayant le minimum de connaissances requises peuvent facilement s’en sortir puisqu’on le sait AUCUN RÉSEAU SANS FIL N’EST SÛR, BON SANG !

Si vous voulez plus d’infos sur l’affaire, l’interview du condamné est à lire chez PCInpact.